Antwerp@C examine les moyens de réduire les émissions de CO2 du port d’Anvers de moitié d’ici 2030

Les demandes de subventions européennes, étape suivante de la réduction de CO2

Le Port d’Anvers réunissait en fin d’année dernière sept grands acteurs de la chimie et de l’énergie afin de réduire les émissions de CO2 et d’accompagner la transition vers un port durable et à bilan carbone neutre. Le consortium est constitué d’Air Liquide, BASF, Borealis, ExxonMobil, INEOS, Fluxys, Port d’Anvers et Total. Rassemblés autour du projet Antwerp@C, les partenaires ont pour mission de contribuer aux objectifs climatiques et de réduire à court terme et à un coût minimal les émissions de CO2 grâce à des applications de captage et d’utilisation du dioxyde de carbone. Le but de cet ambitieux projet est de réduire de moitié les émissions de CO2 d’ici 2030 (18,65 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre en 2017). Fluxys, Port d’Anvers, Total et Air Liquide ont franchi une nouvelle étape cette semaine en soumettant des demandes de subventions européennes.

Le Port d’Anvers, laboratoire du captage de dioxyde de carbone

Le Port d’Anvers abrite le plus grand cluster énergétique et chimique d’Europe. Il constitue donc le lieu idéal pour créer des collaborations innovantes. Air Liquide, BASF, Borealis, ExxonMobil, INEOS, Fluxys, Port d’Anvers et Total ont donc uni leurs forces autour du projet Antwerp@C et étudient depuis fin 2019 la faisabilité technique et économique d’une infrastructure de collecte de CO2 en vue d’applications futures de CCUS (Carbon Capture Utilisation & Storage). Le captage et le stockage de CO2 (Carbon Capture & Storage, CCS) et à terme son utilisation comme matière première dans divers domaines (Carbon Capture & Utilisation, CCU), sont considérées comme des pistes sérieuses pour réaliser un bilan carbone neutre dans le port.

Étude de faisabilité

Antwerp@C réalise actuellement une étude de faisabilité relative à divers projets au service des industries des deux rives de l’Escaut : avec le soutien de l’agence flamande de l’innovation et de l’entreprenariat VLAIO, un pipeline central, des unités de traitement communes, une installation de liquéfaction du dioxyde de carbone, un site de stockage temporaire du dioxyde de carbone et son transport transfrontalier par navire ou par pipeline.

Infrastructure de transport transfrontalier

La Belgique ne disposant pas d’un sous-sol adéquat pour le stockage permanent du CO2, une collaboration internationale pour transporter le CO2 et le stocker, est nécessaire, notamment dans des champs de gaz déplétés en mer. Antwerp@C étudie dans cette optique la possibilité de transporter le dioxyde de carbone par pipe-line jusqu’à Rotterdam et par navire jusqu’en Norvège.

La nécessité d’aides publiques

La réalisation du projet Antwerp@C ne peut se faire sans le soutien – financier notamment – de l’Europe, des autorités fédérales et des autorités flamandes. Le captage et le stockage de dioxyde de carbone sont pour l’Union européenne un moyen important de lutter contre le changement climatique. Antwerp@C souhaite s’appuyer sur deux initiatives d’infrastructures de transport transfrontalier de CO2 récemment reconnues par la Commission européenne comme Projets d’Intérêt public (PCI) : le projet CO2TransPorts en direction de Rotterdam et le projet Northern Lights en direction de la Norvège. Des demandes de subventions pour des études détaillées dans le cadre du mécanisme européen d’interconnexion Connecting Europe Facility (CEF) ont été déposées cette semaine et la décision est attendue en novembre. Une autre demande d’aide européenne sera envoyée au Fonds Européen de l’Innovation dans le cadre du Green Deal.

Jacques Vandermeiren, PDG du Port d’Anvers déclare : “Ce projet prometteur nous permet de tenir activement notre rôle de leader en matière d’innovation. Il montre une fois de plus que la collaboration est la clé de voûte des projets fédérateurs visant une plus-value opérationnelle. Si cette infrastructure commune peut être réalisée, elle profitera à la communauté portuaire et industrielle tout entière et contribuera sensiblement à la réalisation des objectifs climatiques flamands, belges et européens.
Wouter De Geest, président du consortium Antwerp@C s’exprime: “Nos 8 grandes entreprises assument leurs responsabilités d’acteurs du plus grand cluster pétrochimique d’Europe. Ensemble, nous étudions les possibilités pour la réduction des émissions de CO2 de nos unités de productions et des solutions innovatrices pour le bénéfice d’une pétrochimie durable à Anvers.”
Annick De Ridder, échevine du port d’Anvers explique : “Ce projet montre que la force de nos avancées technologiques va de pair avec l’avenir de notre climat. Si le deuxième port d’Europe peut fournir les efforts nécessaires pour capter la moitié de ses émissions de dioxyde de carbone, il créera d’immenses possibilités de réaliser une croissance durable de notre industrie et d’assurer notre prospérité. Nous souhaitons inspirer toute la communauté portuaire en assumant ce rôle de pionnier.”

Pour plus d'informations sur ce communiqué de presse:

Frederik Pieters, +32 486 090881, frederik.pieters@basf.com

20200528 - Fact sheet - Antwerp@C - UK.pdf

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À propos de Port d'Anvers-Bruges

Avec un transbordement total de 271 millions de tonnes par an, le Port d’Anvers-Bruges occupe un véritable rôle de plaque tournante dans le commerce et l'industrie dans le monde. Le port est un lien crucial pour la manutention de conteneurs, le trafic de breakbulk et le transbordement de véhicules. En outre, le port d'Anvers-Bruges - avec 147 millions de tonnes/an - est le premier port d'exportation d'Europe. Il est le point d'attache de 1400 entreprises et il abrite le plus grand pôle d'activité chimique intégré en Europe. Le port génère, directement et indirectement, un total de 164 000 emplois et une valeur ajoutée de 21 milliards d'euros.

Le Port d’Anvers-Bruges ne cache pas ses ambitions : s'imposer comme le premier port mondial réconciliant l'économie, l'homme et l'environnement. Le port veut non seulement poursuivre sa trajectoire de croissance durable, mais aussi utiliser sa position unique de centre logistique, maritime et industriel pour initier la transition vers une économie circulaire à faibles émissions de CO2. En collaboration avec la communauté portuaire, ses clients et d'autres partenaires, il recherche activement des solutions innovantes en vue d'assurer un avenir durable. La responsabilité à l'égard de l'environnement, et par extension, de la société, représente une priorité majeure. 

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